Bonjour Alliance Magicienne et Alliance Magicien,

 

Editer VS Auto-Editer

Vous êtes nombreux à échanger via les messageries de l’Alliance Magique (mail, twitter, facebook) pour demander des informations sur l’édition et l’auto-édition.
Ayant vu passer des éléments qui frisent la folie, par manque de connaissance de l’auteur sur le monde éditorial, un petit point explicatif et distinctif s’impose. Et donc aussi une mise au point de ce qu’est le groupe éditorial Alliance Magique, évidemment.

 

Imaginons que vous avez un manuscrit qui correspond à notre ligne éditoriale, que vous nous l’expédiez, quelle serait notre réponse  :

Nous vous proposerons un contrat, d’auteur à éditeur

Dans ce contrat vous trouverez :
– une avance sur vos droits d’auteur (donc une avance sur les ventes que vous ferez une fois le livre imprimé, publié, diffusé, distribué)
– un pourcentage de droits d’auteur (donc le taux que vous toucherez sur chaque vente produite sur votre livre).
Ce taux varie chez Alliance Magique, selon le nombre de ventes effectuées (plus vous vendez, plus vous touchez), selon l’illustre charisme de l’auteur (si vous avez déjà fait plus de 100 000 ventes auparavant chez un autre éditeur), et parfois selon les conditions de travail, et d’autres critères (qui se négocient).
-> Ce revenu sera bien évidemment ensuite imposé par l’Etat français (si vous êtes français) dans le cadre des impôts sur le revenu, sauf si vous gagnez un prix Nobel de littérature ou équivalent (rions en cœur à ce passage). Ce sera la déclaration des revenus n° 2042.

 

Que vous apporte de publier chez nous, groupe éditorial (éditeur donc) ?

Nous nous occupons de la correction : fond & forme, en apportant nos connaissances du domaine de l’écriture, du domaine spirituel, religieux et compagnie, notre maison d’éditions étant spécialisée sur le sujet, évidemment.

Nous nous occupons de la maquette : mise en forme du livre, graphisme de la couverture.

Nous nous occupons de l’impression : s’occuper du BAT (bon-à-tirer), valider le livre, payer l’impression, puis…

Nous assurons la diffusion et la distribution : ou plutôt, nous expédions les milliers d’ouvrages tout frais sortis de l’imprimeur, chez notre diffuseur et notre distributeur. Nous travaillons avec la Sodis (groupe Gallimard) et Geodif, de très gros diffuseurs et distributeurs, ainsi qu’Illydis (spécialisé uniquement dans la vente ésotérique et spirituelle).

Nous assurons le marketing et le travail de promotion : visibilité sur les réseaux sociaux, référencement et compagnie.

Ainsi, vos livres se retrouvent placés dans toute la France (et même Belgique, Suisse, parfois Québec), à la fnac, votre librairie éso du coin, votre leclerc et autre. Visible, accessible. En vente en ligne aussi, évidemment.
Le livre peut trouver son public et ses lectrices & lecteurs.

Vous toucherez vos droits d’auteur une fois par an (vers le mois d’avril chez nous).
Il y a d’autres détails, comme les services presses (nous assurons la promotion, le marketing de vos ouvrages), ou les retours (récupérer les invendus), ou le nombre de livres imprimés…Mais ça, c’est notre job.

Note pratique : entre la réception du manuscrit et sa publication définitive, le délai est entre 3 à… 1 an selon le calendrier et les possibilités (correction, amélioration, graphisme, autre). Dans tous les cas, le délai de 3 mois est incompressible.

 

En aucun cas, aucun, un éditeur vous fera payer pour être édité.
Jamais. 
Notre intérêt est de prendre le pari (après analyse) du (relatif) succès et intérêt de votre livre pour notre clientèle de lectrices-lecteurs, puis de le faire vendre, avec la promotion adéquate. Nous avons notre part de droits d’éditeur aussi sur les ventes. Un pourcentage qui avoisine celui du droit de l’auteur généralement.
Le prix de l’impression, de la diffusion, de la distribution, des frais de correction, de maquette, de marketing s’ajoutent tous au prix du livre et fixent ainsi son prix définitif.

 

Combien je peux espérer vendre de livres ?

Bon, j’ai décidé d’être honnête, alors soyons le. Je parle ici dans le cadre très spécifique de la vente de livres ésotériques, spirituels, bien-être :
(Je vais parler ici en ventes/année de sortie uniquement)
– Environ 500 à 1 000 : c’est plus qu’une vente correcte, on commence à parler d’un livre intéressant. C’est généralement  60 % des livres.
– Entre 1 000 et 3 000 : c’est un livre qui se vend bien, on est pas un best-seller, mais vous avez largement de quoi être fier. 5% des livres
– Entre 3 000 et 5 000 :  faites gonfler les chevilles et péter le champ’. Seuls quelques livres peuvent prétendre à ce succès, d’autant plus si le nombre de ventes se maintient les années suivantes. Nous en avons plusieurs chez Alliance Magique. 2%
– 10 000 : catégorie Best-Seller dans l’ésotérisme, la spiritualité
– Au delà : n’envisagez pas tout de suite le jacuzzi, mais profitez de la vie.

 

 

Auto-éditer :

 

En tant qu’éditeurs, la plupart vont crier « vade retro satanas ». Personnellement et je sais qu’Arnaud Thuly (big boss en chef) me rejoint sur le sujet : nous n’avons aucun problème avec le sujet.
Note pratique : auto-éditer n’implique en rien qu’un livre a pu être refusé par toutes les maisons d’éditions, et auto-éditer n’est ni un gage de qualité, ni d’infériorité d’un livre. Point du tout.
Note pratique bis : il nous arrive d’accepter des manuscrits qui ont été auto-édités auparavant, uniquement au cas par cas.

 

Deux types d’auto-éditions sont possibles :

  • Vous gérez tout de A à Z : écrire, corriger, faire la couverture (ou payer pour la faire faire), imprimer, tenter de distribuer, vendre. Difficile, mais vous récupérez plus d’argent, évidemment qu’avec un éditeur. Il faut avancer les frais évidemment. Mais la compensation du nombre de livres vendus par manque de promotion, marketing, distribution fait que vous n’êtes pas forcément gagnant.

 

  • Vous auto-éditez avec une maison d’auto-édition : écrire, corriger, faire la couverture (ou payer pour la faire faire), les laisser-faire. En gros, vous allez payer pour publier votre livre (les frais d’impressions et de disponibilité à la demande). Pareil, rien ne garanti que vous puissiez trouver vos lecteurs sans diffusion, distribution et autres éléments.

 

  • L’édition à compte d’auteur : tout est à votre charge, vous devez tout faire. Ils vous contactent, vous proposent le contrat, publier votre livre contre une très forte somme d’argent, vous soumettent 10 ans de rétention de vos droits, imposent des frais si vous devez vendre ailleurs que sur leur site. Attention : ceci n’est pas une maison d’édition. En rien. Que dalle. Vous ne profitez ni des avantages de l’édition, ni des avantages de l’auto-édition. C’est donc une pratique à vos risques et périls.

 

 

Comme vous pouvez le comprendre, éditer et auto-éditer sont deux éléments très très différents et deux approches qui vivent parfaitement ensemble dans notre monde littéraire aujourd’hui.
Si on vous demande de payer pour publier votre livre : vous auto-éditez. Si on vous propose de signer un contrat avec le partage de vos droits : vous éditez.

 

 

Magiquement vôtre, Isabelle