Avant de figurer sur les tables de votre libraire préféré, le livre passe par une série d’étapes appelée la chaîne du livre. Du manuscrit au produit fini, il est sélectionné, mis en page, corrigé, imprimé, diffusé, distribué et vendu. Faisons un petit tour d’horizon d’un parcours encore souvent confidentiel.

Au commencement est le manuscrit. Un premier point important : les maisons d’édition sont submergées d’envois de manuscrits, qui ne correspondent pas toujours à leur ligne éditoriale, par des auteurs dont l’espoir est d’être publié. Mais rares sont ceux qui sont repérés à cette occasion. La plupart des ouvrages édités sont en réalité des ouvrages de commande. C’est-à-dire qu’ils sont pensés en amont par l’éditeur et écrits par l’auteur en fonction de consignes : sujet, nombre de pages, etc., comme dans le cadre d’une collection par exemple.

Il existe quatre façons d’être édité : l’édition à compte d’éditeur, l’édition de compte à demi, l’édition à compte d’auteur et l’autoédition. Dans l’édition à compte d’éditeur, l’éditeur prend la responsabilité juridique de la publication et de la mise en vente. Il s’engage à assurer une exploitation permanente et suivie et une diffusion commerciale conforme aux usages de la profession. Il assure en contrepartie une rémunération à l’auteur en général de l’ordre de 6 à 10 % du prix public de vente du livre. (Chez Alliance Magique, nous éditons nos auteurs uniquement à compte d’éditeur.) Dans l’édition de compte à demi, l’éditeur et l’auteur se partagent les bénéfices et les pertes. Dans l’édition à compte d’auteur, c’est l’auteur qui assure les frais inhérents à la fabrication et à la promotion de l’ouvrage dont se charge l’éditeur. Un auteur qui s’autoédite se charge lui-même de la fabrication et de la publicité de son ouvrage. Ces trois derniers modèles d’édition ont souvent mauvaise presse dans le domaine de l’édition en raison des dérives qui ont pu être observées et des conséquences financières désastreuses pour les auteurs. En outre, pour les ouvrages issus de ces systèmes, la qualité ne serait pas toujours au rendez-vous, ce qui est dommageable en particulier pour les auteurs.

Une fois le manuscrit finalisé par l’auteur et validé par l’éditeur, celui-ci est mis en page par un maquettiste ou graphiste qui associe au mieux texte et éventuellement images. L’éditeur peut au besoin passer commande à un illustrateur ou effectuer des recherches iconographiques pour illustrer le texte. Le texte est relu en général deux fois, une fois avant mise en page et une fois après, afin de s’assurer qu’il reste un minimum de coquilles. C’est le correcteur, ami des dictionnaires et grammaires en tout genre, qui s’occupe de cette étape.

Le livre est fabriqué. Étonnamment, la fabrication revient seulement à 15 % en moyenne du prix du livre. Plus de 55 % du prix du livre sont dédiés au diffuseur, au distributeur et aux points de vente. La diffusion, c’est le travail des représentants, auxquels nous fournissons des argumentaires commerciaux, qui vont visiter les libraires afin d’assurer la promotion de nos ouvrages et de susciter les commandes. La distribution, c’est toute la logistique pour assurer le stockage et les livraisons aux points de vente. Grâce aux offices, l’éditeur envoie régulièrement ses nouveautés aux libraires.

Le saviez-vous ? En France, le prix du livre est régi par la Loi Lang qui a instauré le prix unique du livre. L’éditeur fixe le prix, qui sera le même chez tous les détaillants. Cette mesure est destinée notamment à soutenir les librairies face à la concurrence d’autres points de vente, comme les grandes surfaces.

Sandrine

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