Je me souviens de mon tout premier Ostara. Je l’ai célébré en 2008, et ça correspondait à mon tout premier rituel saisonnier… symboliquement, c’était finalement assez intéressant quand j’y repense. Pourquoi ?

Parce qu’Ostara, c’est l’équinoxe de printemps.

Le jour est aussi long que la nuit et l’année nous oriente vers sa part claire. Nous sommes enfin tout à fait débarrassés de nos cauchemars et de la sueur de la nuit, nous avons préparé notre corps et notre esprit à aller vers l’extérieur et à accomplir de grandes choses, à nouveau ! Les processus inconscients ont eu le temps de se faire, et la préparation consciente aussi. C’est l’heure idéale pour sortir de tous les placards.

Nous sommes prêts à planter de nouvelles graines, maintenant que la terre et notre esprit se sont purifiés. Énergétiquement, l’équinoxe correspond à l’apogée de l’énergie du printemps, exactement à mi-chemin entre l’ombre et la lumière. De la même manière que Perséphone émerge de sa retraite souterraine, de la même manière que le matin, vers 9h, nous sommes sortis de chez nous pour nous confronter au monde diurne du travail (comprendre ici : de l’utilité sociale, de la participation au groupe et de la productivité relativement à ce groupe), nous sommes prêts à nous retrousser les manches pour agir et avoir un impact dans le monde. C’est l’heure idéale pour poser les premiers actes concrets d’une nouvelle pratique.

Dans la mesure où la nuit de l’hiver a été profitable, dans la mesure où nous avons pris le temps de bien nous préparer, nous sommes poussés par une belle énergie juvénile de croissance ! Le risque, c’est évidemment de tout brûler avant midi et de se retrouver complètement à plat avant de pouvoir récolter le fruit de notre labeur : c’est l’énergie du Bélier. Tout feu tout flamme, au risque de s’épuiser si c’est mal canalisé ! C’est donc encore l’heure idéale pour établir une stratégie relativement aux projets que l’on souhaite planter et voir germer au mieux, comme les jardiniers plantent leurs graines et entretiennent, arrosent, patientent calmement pour obtenir des fruits dès le prochain Sabbat et jusqu’à la période sombre, en prévision de l’hiver à venir !

Dans le cadre de ma pratique spirituelle, ça s’est révélé le moment idéal, parce que c’est la première fois que je m’autorisais à poser un acte magique (dans mon histoire personnelle, c’était tout un cap !). C’était le premier acte concret d’une quête spirituelle qui ne s’est jamais affaiblie (même si elle s’est affinée et transformée avec le temps). Je suis toutefois bien obligée d’admettre que niveau stratégie, bon… je ne savais pas trop où je mettais les pieds ! J’ai plutôt navigué à l’instinct et à vue. Toutefois, cette célébration a pour moi marqué un grand tournant dans ma vie : celui de ma naissance à l’acceptation effective et assumée de la magie dans mon univers. Et telle est la symbolique profonde d’Ostara : la renaissance à un soi moins divisé, plus complet, plus accompli.

Et le plus merveilleux dans tout ça, c’est que ça recommence tous les ans !

 

Pour compléter votre découverte d’Ostara et de son caractère spirituel et magique,
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-> Quizz : testez vos connaissances sur l’équinoxe de printemps !