Imbolc

 

C’est le printemps !

Et oui, c’est le printemps. Il fait froid, le matin les voitures sont prises dans les glaces et on continuerait bien l’hibernation, les nuits sont toujours longues et la douceur encore lointaine, mais en vérité, on peut le dire : l’espoir pointe le bout de son nez. C’est Imbolc : les premiers perce-neige fleurissent, quelques pissenlits commencent timidement à pointer le bout de leur tige, les vaches mettent bas et les œufs et le lait commencent enfin à venir compléter les gardes-manger… enfin ça, on en avait plutôt conscience à l’époque où ces célébrations concernaient la façon dont on allait manger demain et l’année à venir, à l’époque où c’étaient encore des fêtes agraires. A l’époque en somme où la supérette du coin n’avait pas encore de lait et d’œufs à profusion 365 jours par an…

Aujourd’hui, à Imbolc, on se dit surtout qu’on en a un peu marre de cet hiver qui traine en longueur, de la dépression saisonnière, des gastros à répétition de la petite dernière et de la grippe interminable de Mamie Josette. La période fun des fêtes de fin d’année est passée, les impôts locaux viennent de tomber, quant aux bonnes résolutions, elles sont déjà loin… Si l’on habite en ville par dessus le marché, on ne peut même pas se consoler avec la magnificence de l’herbe pâle, gelée au petit matin. Bref, le 1er février, ce n’est pas le jour le plus réjouissant de l’année.

Pourtant, ça reste une de mes célébrations préférées. Parce que j’aime le froid sec de l’hiver (surtout quand je suis au chaud avec une tasse de thé) et qu’une bonne gelée revigorante, ça me donne des envies de ménage ! Telle est la symbolique d’Imbolc, d’ailleurs : une nécessaire purification après l’ensommeillement hivernal, comme une douche vivifiante au réveil qui nous débarrasserait de la sueur de la nuit et de tout ce dont elle nous aura purgé.

Imbolc, pour moi comme dans de nombreuses traditions (disons que je ne sors pas cette symbolique du chapeau), c’est synonyme de purification. Nous venons de passer quatre mois, depuis Samhain, à entrer dans nos profondeurs, au plus noir de nos nuits, pour traquer nos peurs, démons et blocages. Nous avons vaillamment combattu le dragon ou le minotaure ou n’importe quel autre monstre intérieur. Peut-être nous en avons fait des amis. Mais il faut bien se le dire, ça nous a sérieusement fait transpiré ! Ça tombe bien : les eaux lustrales commencent tout doucement à dégeler et les frais torrents purs à se déverser sur le monde. La lumière revient tout doucement, même si elle est encore loin : on voit le bout du tunnel, l’espoir est là.

C’est le moment idéal pour prendre en main les différents temples de notre vie :

nettoyer le corps après les excès des fêtes de fin d’année et les besoins accrus en énergie de l’hiver (et la raclette de la semaine dernière aussi). C’est l’occasion de repenser son rapport à l’alimentation, d’entreprendre une diète détox (les fameuses !) ou un jeûne, pourquoi pas (se faire accompagner par un professionnel est primordial, surtout pour ceux qui ont une santé fragile). C’est l’occasion de s’offrir un bon gommage, un soin hydratant corps et visage, une nouvelle coupe de cheveux, de prendre les rendez-vous santé qu’on laisse traîner depuis trop longtemps, etc…

nettoyer son foyer, aussi bien physiquement qu’énergétiquement, on l’aura compris. C’est l’occasion aussi de renouveler et nettoyer son espace sacré, si l’on en a créé un chez soi, ainsi que tous ses objets et outils de praticien. Le livre Purification, principes et méthodes d’Arnaud Thuly constituera une source d’information et d’inspiration idéale à ce titre.

nettoyer son temple intérieur : un petit bilan sur tous les démons que l’on a affrontés pendant la période sombre est bienvenu, et pourquoi pas accompagner cela d’un rituel de purification par le feu ? Si l’on est praticien Reiki, ça peut être l’occasion d’une série de 21 jours d’auto-soin complet. Si on ne l’est pas… On peut s’inspirer de l’article à venir !

Bref, on l’a compris, au lieu de mariner dans nos jus, on nettoie à grande eau : on s’active en vue de la période active ! L’attente a du bon, elle permet de préparer le meilleur départ possible. Dans notre civilisation moderne où l’on n’a plus besoin de patienter que la terre soit prête avant de planter des graines, les périodes de repos sont considérées comme des pertes de temps. Des moments de frustration. A nous de les réintégrer pleinement dans nos rythmes. On est encore mous de la nuit / de l’hiver ? Pas de problème : on prend le temps de se réveiller en douceur, et de se préparer à une belle journée / un bel été riche en projets réalisés. Imbolc, c’est de la purification, mais en douceur ! Alors on prend soin de chez soi, mais en prenant soin de soi.

Nous vous conseillons les ouvrages suivants pour cette fête :
(les livres sont disponibles sur alliance-magique.com ou chez votre libraire préféré)