Bonjour,

 

 » Chercher au-delà de la réalité immédiate  » 

 
Comment savoir reconnaître la qualité d’une information quand vous la voyez passer, ou bien pouvez-vous vous baser sur ce qu’un site indique ?

 

-> A partir du moment où quelqu’un informe, il doit pouvoir justifier de ses sources.

 

N’oubliez pas de vous interroger sur les intérêts associés :

  • Financiers (publicité, commerce), autre (attention, le bénévolat n’est en rien une garantie de fiabilité)
  • Orientation religieuse, politique, sociale
  • Financement éventuel du site, dirigeant(e)(s) du site, lire les pages « en savoir plus sur nous »

 

Vérifier la crédibilité :

Combien de fois ais-je pu voir passer Nordpress.be ou le gorafi.com comme référence, alors que ce sont des sites satiriques qui en plus font l’effort de l’indiquer, si on prend la peine de cliquer sur les liens associés dans l’affichage de leurs articles.
2 clics suffisent là pour éviter des monceaux de connerie. Mais trop de flemmardise tue l’intelligence.
Vous ne me croyez pas ? Plus de 50 % des personnes qui likent le partage de votre article sur les réseaux sociaux ne l’auront pas lu.

Alors imaginer quand il s’agit de détricoter des questions de propagande. Oui, la propagande existe bel et bien sur internet, c’est même un véritable sport. Qui n’est pas réservé à quelques personnes.

 

Attention donc au soft power :

Il est très courant sur internet de trouver des sites qui répondent à une volonté de manifester, d’orienter, d’encourager les informations à destination d’un objectif : pour valoriser un pays, pour contrôler les informations d’un groupe (transnational (daesh), international (OMC), associatif (Greenpeace), autre)
Il est donc absolument nécessaire de comprendre ces enjeux.

Un exemple :
Sputnik news, très utilisé et relayé sur les réseaux sociaux. Ce site a pour visée d’orienter (fortement) les informations en faveur de la Russie.

Les agences de presses :
elles peuvent répondre à des questions idéologiques, surtout quand elles sont nationales ou liées à un groupe. Une information doit toujours être recoupée, toujours.

Exemple :
Ce n’est pas parce que daesh affirme être derrière la panne de votre machine à laver qu’il ne faut pas chercher plus loin.

 

Comment s’en sortir dans la recherche de vérité ?

Si vous pouvez trouver du vrai, la vérité quant à elle n’existera probablement jamais. Mais c’est un véritable débat philosophique qui n’est pas l’objet de ce post.

Apprenez à utiliser des sites de références :

De grands médias d’informations ont une éthique spécifique qui peut correspondre à la vôtre. Le Monde, le Figaro ne publient jamais sans vérifier une information. En particulier en cas d’attaque terroriste où la rumeur court, court, court…folle qu’elle est de l’humanité terrorisée.

 

Vous avez un doute ?

http://www.hoaxbuster.com/

 

Apprenez à ne pas hésiter à rechercher la source :

Telle étude indique que bidule machin truc ? Ok, quelle est la source de l’étude ? Puis-je la lire ? C’est là la base.
Une information affirme que ? Je peux affirmer de nombreuses choses, mais sans argument de fond pour étayer, sans éléments sérieux pour appuyer, je ne peux pas être crédible. Votre auteur de l’article indiquant que le curcuma guéri le cancer non plus, sans référence scientifique digne de ce nom, non plus.

Vous recherchez une information liée à la santé ? Il existe des sites reconnus par les pairs scientifiques pour retrouver des études qui ont été « validées » (c’est-à-dire considérées comme étant convenablement menées). Pubmed est à votre disposition par exemple.

Et méfiez-vous comme la peste des biais statistiques : le chocolat engendre des tueurs en série.

 

Vous recherchez des sites de référence pour l’ésotérisme ou la spiritualité ?

Attention là encore aux dérives qui peuvent être associées. Qui finance le site et pour quel intérêt ?
Considérant qu’il n’existe à ce jour aucun consensus réel concernant l’ésotérisme, ou le spirituel, apprenez donc à ne pas hésiter à demander l’avis de différentes personnes ayant de l’expérience dans le domaine pour lequel vous faites une recherche.

Exemple : vous avez envie d’une pierre pour vous aider dans une démarche spirituelle, n’allez pas demander à la voisine qui a acquis trois pierres pour son enfant, mais plutôt faire des recherches auprès des auteur(e)s qui ont écrit sur le sujet.
Apprenez à éviter les « dix légumes pour sauver votre vie » ou « comment les médias vous-ont caché cette information capitale ».
Généralement « on vous ment » « on vous a caché » « c’est miraculeux » : vous pouvez mettre à la poubelle sans hésiter.
N’oubliez pas que pour la plupart de ces sites, le simple fait de cliquer sur le lien de l’article va générer des revenus (via la publicité ou d’autres biais, comme des partenariats commerciaux). Vous éclairer les importent peu, ils répondent à leurs logiques. Ou sont dans le faux, voulant à tout prix vous sauver d’un monde désenchanté qui ne répond plus à vos valeurs, tout en racontant des bêtises. Rien de pire que l’humain qui se prend un complexe du super-héros.

Au sein de l’ésotérisme, de la spiritualité, du bien-être, cette dimension d’esprit critique est d’autant plus impérativement nécessaire qu’elle peut avoir des conséquences dramatiques :
face à la maladie, à la pauvreté, à des épreuves extrêmes, la recherche de réponse, de solution est naturelle.
Mais quand elle mène à des dérives commerciales (vous faire acheter un produit miracle, vous inciter à ne plus consommer tel ou tel produit au profit d’un autre), des dérives sectaires (vous faire cesser toute consommation de médicaments lorsqu’ils sont impératifs à votre survie), ou pire à des dérives de désinformations (quittez la société dans laquelle vous vivez, on vous ment, vous isolant là où vous pourriez trouver de l’aide), c’est votre vie que vous mettez en danger.
Mais pas que la vôtre : celles des autres aussi.

 

En partageant un article erroné, en ne vérifiant pas la qualité de l’information : vous prenez la responsabilité de mettre en danger la vie des autres.
Ne l’oubliez jamais.

Magiquement vôtre, Isabelle

 

 

P.S. : Quels sont mes intérêts à écrire cet article et mes sources ?